Ceinture pelvienne

Ceinture pelvienne


 

Ceinture pelvienne : anatomie

Position. Située à la jonction du tronc et des membres inférieurs, la ceinture pelvienne, ou ceinture du membre inférieur, constitue la majeure partie du squelette du bassin (1).

Structure. La ceinture pelvienne est constituée des deux os coxaux ou iliaques, ainsi que du sacrum (1).

  • Os coxal. L’os coxal est un os pair constitué de trois os soudés entre eux : l’ilion, partie supérieure de l’os coxal, le pubis, partie antéro-inférieure, ainsi que l’ischion, partie postéro-inférieure (2).
  • Sacrum. Le sacrum est constitué des cinq vertèbres sacrales, soudées entre elles.

Articulations. La ceinture pelvienne s’articule en différents points.

  • Articulation sacro-iliaque. La ceinture pelvienne est constituée de deux articulations sacro-iliaques, positionnées à l’arrière et reliant le sacrum aux os coxaux. Localisée sur la partie supérieure et à l’arrière de l’ilion, la surface auriculaire de l’ilion s’articule avec le sacrum.
  • Symphyse pubienne. Localisée à l’avant, elle correspond à l’articulation entre les deux os coxaux.
  • Articulation coxo-fémorale. Au niveau du point de soudure entre les trois os coxaux, une cavité articulaire est formée et nommée acétabulum. La tête du fémur, os de la cuisse, vient s’ancrer dans cette cavité pour former l’articulation de la hanche, aussi appelée articulation coxo-fémorale.

Physiologie / Histologie

Transmission du poids. La ceinture pelvienne transmet le poids de la partie supérieure du corps vers les membres inférieurs (3).

Soutien des viscères. La ceinture pelvienne permet de soutenir les viscères présentes au sein du bassin.

Zone d’insertion musculaire. La ceinture pelvienne sert de zone d’attache à de nombreux muscles du tronc et des membres inférieurs.

Pathologies associées à la ceinture pelvienne

Fractures. La ceinture pelvienne peut subir des fractures telles que la fracture de l’acétabulum. Ces fractures se manifestent notamment par des douleurs à la hanche.

Maladies osseuses. Certaines pathologies osseuses peuvent affecter la ceinture pelvienne comme par exemple l’ostéoporose qui constitue une perte de la densité osseuse et se retrouve généralement chez les personnes âgées de de 60 ans (4).

Spondylarthrite ankylosante. Cette maladie inflammatoire rhumatismale peut affecter les articulations des vertèbres, et particulièrement les articulations sacro-iliaques. Elle se manifeste par des douleurs et des raideurs au niveau du bassin.

Traitements

Traitement médicamenteux. En fonction de la pathologie diagnostiquée, certains médicaments peuvent être prescrits pour diminuer les douleurs.

Traitement orthopédique. En fonction du type de fracture, la pose d’un plâtre ou d’une résine pourra être réalisée.

Traitement chirurgical. En fonction de la pathologie et de son évolution, une intervention chirurgicale peut être mise en place.

Traitement physique. Des thérapies physiques, à travers des programmes d’exercices spécifiques, peuvent être prescrits telles que la kinésithérapie ou encore la physiothérapie.

Examen de la ceinture pelvienne

Examen clinique. Dans un premier temps,un examen clinique est réalisé pour identifier les mouvements douloureux.

Examen d’imagerie médicale. En fonction de la pathologie supposée ou avérée, des examens complémentaires peuvent être réalisés comme une radiographie, une échographie, un scanner, une IRM, une scintigraphie ou encore ostéodensitométrie.

Analyses médicales. Afin d’identifier certaines pathologies, des analyses sanguines ou urinaires peuvent être réalisées comme par exemple le dosage du phosphore ou du calcium.

Anecdote

Le terme « hip pointer » est une expression couramment utilisée par les présentateurs sportifs des pays anglo-saxons pour désigner une douleur ou une blessure au niveau de la hanche (5).

Fiche créée : juillet 2016
Auteur : Quentin Nicard