Aorte abdominale

Aorte abdominale


 

Anatomie de l'aorte abdominale

Position. Située entre la vertèbre thoracique T12 et la vertèbre lombaire L4, l’aorte abdominale constitue la dernière partie de l’aorte. (1) Elle fait suite à l’aorte descendante, dernière partie de l’aorte thoracique. L’aorte abdominale se termine en se divisant en deux branches latérales qui constituent les artères iliaques communes gauche et droite, ainsi qu’en une troisième branche médiane, l’artère sacrale médiane.

Branches périphériques. L’aorte abdominale donne naissance à ieurs branches, notamment pariétales et viscérales (2) :

  • Artères phréniques inférieures qui sont destinées à la face inférieure du diaphragme
  • Tronc cœliaque qui se divise en trois branches, l’artère hépatique commune, l’artère splénique et l’artère gastrique gauche. Ces branches sont destinées à vasculariser le foie, l’estomac, la rate et une partie du pancréas
  • Artère mésentérique supérieure qui est destinée à la vascularisation de l’intestin grêle et du gros intestin
  • Artères surrénales qui desservent les glandes surrénales
  • Artères rénales qui sont destinées à irriguer les reins
  • Artères ovariques et testiculaires qui desservent respectivement les ovaires ainsi qu’une partie des trompes utérines, et les testicules
  • Artère mésentérique inférieure qui dessert une partie du gros intestin
  • Artères lombaires qui sont destinées à la partie postérieure de la paroi abdominale
  • Artère sacrale médiane qui irrigue le coccyx et le sacrum
  • Artères iliaques communes qui sont destinées à irriguer les organes du bassin, la partie inférieure de la paroi abdominale, ainsi que les membres inférieurs

Physiologie de l'aorte

Irrigation. L’aorte abdominale joue un rôle majeur dans la vascularisation de l’organisme grâce à ses différentes branches irriguant la paroi abdominale et les organes viscéraux.

Elasticité de la paroi. L’aorte possède une paroi élastique qui lui permet de s’adapter aux différences de pression survenant lors des périodes de contraction et de repos cardiaque.

Pathologies et douleurs de l'aorte

L’anévrisme de l’aorte abdominale correspond à sa dilatation, survenant lorsque les parois de l’aorte ne sont parallèles. Ces anévrismes sont généralement fusiformes, c’est-à-dire affectant une majeure partie de l’aorte, mais peuvent également être sacciformes en étant uniquement localisés sur une portion de l’aorte (3). La cause de cette pathologie peut être liée à une altération de la paroi, à une athérosclérose et peut parfois être d’origine infectieuse. Dans certains cas, l’anévrisme de l’aorte abdominale peut être diagnostiqué difficilement avec l’absence de symptômes spécifiques. Cela est notamment le cas lors d’un anévrisme peu important, caractérisée par un diamètre de l’aorte abdominale inférieur à 4 cm. Néanmoins, certaines douleurs abdominales ou lombaires peuvent être ressenties. En évoluant, un anévrisme de l’aorte abdominale peut entraîner :

  • Une compression des organes voisins comme une partie de l’intestin grêle, l’uretère, la veine cave inférieure, ou encore certains nerfs ;
  • Une thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot, au niveau de l’anévrisme ;
  • Une oblitération artérielle aiguë des membres inférieurs correspondant à la présence d’un obstacle empêchant le sang de circuler normalement ;
  • une infection ;
  • une rupture d’anévrisme correspondant à la rupture de la paroi de l’aorte. Le risque d’une telle rupture devient important lorsque le diamètre de l’aorte abdominale dépasse 5 cm
  • une crise fissuaire correspondant à une « pré-rupture » et se traduisant par des douleurs ;

Traitements de l'aorte abdominale

Traitement chirurgical. En fonction du stade de l’anévrisme et de l’état du patient, une intervention chirurgicale peut être pratiquée au niveau de l’aorte abdominale.

Surveillance médicale. En cas d’anévrismes peu importants, le patient est placé sous surveillance médicale mais ne nécessite pas nécessairement une intervention chirurgicale.

Examens de l'aorte abdominale

Examen clinique. Dans un premier temps,un examen clinique est réalisé afin d’évaluer les douleurs abdominales et/ou lombaires ressenties.

Examen d’imagerie médicale.Afin de confirmer un diagnostic, une échographie abdominale peut être réalisée. Elle peut être complétée par un scanner, une IRM, une angiographie, ou encore une aortographie.

Historique et symbolique de l'aorte

Depuis 2010, de nombreux dépistages sont réalisés afin de prévenir les anévrismes de l’aorte abdominale.

Fiche créée : juillet 2017