Coude


 

Anatomie du coude

Structure. Le coude constitue la jonction entre :

  • l'extrémité distale de l’humérus, unique os du bras ;
  • les extrémités proximales du radius et du cubitus (ou ulna), les deux os de l’avant-bras.

L’extrémité proximale du cubitus forme une saillie osseuse, nommée olécrane, et constitue la pointe du coude.

Articulations. Le coude est constitué de trois articulations (1) :

  • l'articulation huméro-ulnaire, mettant en relation la trochlée humérale, en forme de poulie, et l’incisure throchléenne de l’ulna (ou cubitus). Ces deux surfaces sont recouvertes de cartilage ;
  • l'articulation huméro-radiale mettant en relation le capitulum de l’humérus et la fossette radiale ;
  • l'articulation radio-ulnaire proximale mettant en relation latéralement les deux extrémités du radius et du cubitus.

Insertions. La région du coude est le lieu d’insertions de nombreux muscles et ligaments permettant les mouvements du coude et le maintien de la structure.

Articulation du coude

Mouvements du coude. Le coude peut réaliser deux mouvements, la flexion, qui consiste au rapprochement de l’avant-bras vers le bras et l’extension, qui correspond au mouvement inverse. Ces mouvements se font principalement grâce à l’articulation huméro-ulnaire et dans une moindre mesure grâce à l’articulation huméro-radiale. Cette dernière est impliquée dans la direction des mouvements et dans l’amplitude, pouvant atteindre 140° en moyenne. (2)

Mouvements de l’avant-bras. Les articulations du coude, principalement l’articulation radio-ulnaire et dans une moindre l’articulation huméro-radiale, sont impliquées dans les mouvements de pronosupination de l’avant-bras. La pronosupination est composé de deux mouvements distincts (3) :


- Le mouvement de supination qui permet d’orienter la paume de la main vers le haut
- Le mouvement de pronation qui permet d’orienter la paume de la main vers le bas

Fracture et douleur au coude

Fractures. Le coude peut subir de fractures dont l’une des fréquentes est celle de l’olécrane, située au niveau de l’épiphyse proximale du cubitus et formant la pointe du coude. Les fractures de la tête radiale sont également fréquentes.

Ostéoporose. Cette pathologie constitue une perte de la densité osseuse qui se retrouve généralement chez les personnes âgées de de 60 ans. Elle accentue la fragilité osseuse et favorise les factures (4).

Tendinopathies. Elles désignent l’ensemble des pathologies pouvant survenir au niveau des tendons. Les symptômes de ces pathologies sont surtout des douleurs au niveau du tendon lors d’efforts. Les causes de ces pathologies peuvent être variées. L’épicondylite, aussi appelée épicondylalgie, désignent les douleurs apparaissant au niveau de l’épicondyle, une région du coude (5).
Tendinites. Elles désignent les tendinopathies associées à une inflammation des tendons.

Traitements

Traitement médicamenteux. En fonction de la pathologie diagnostiquée, différents traitements peuvent être prescrits pour réguler ou renforcer le tissu osseux, ainsi que pour diminuer les douleurs et les inflammations.

Traitement chirurgical. En fonction du type de fracture, une opération chirurgicale peut être menée avec par exemple la pose d’une plaque vissée, de clous ou encore d’un fixateur externe.
Arthroscopie. Cette technique chirurgicale permet d’observer et d’opérer les articulations.

Traitement physique. Des thérapies physiques, à travers des programmes d’exercices spécifiques, sont le souvent prescrits telles que la kinésithérapie ou encore la physiothérapie.

Examen du coude

Examen clinique. Le diagnostic commence par une évaluation des douleurs de l’avant-bras pour identifier leurs causes.

Examen d’imagerie médicale. Les examens par radiographie, scanner, IRM, scintigraphie ou encore ostéodensitométrie peuvent être utilisés pour confirmer ou approfondir le diagnostic.

Historique

Les épicondylites, ou épicondylalgies, externes du coude sont également nommées sous le terme de « tennis elbow » ou « coude du joueur de tennis » puisqu’elles survenaient régulièrement chez les joueurs de tennis. (6) Elles sont beaucoup moins fréquentes aujourd’hui grâce au poids léger des raquettes actuelles. Moins fréquentes, les épicondylites, ou épicondylalgies, internes sont attribuées au « coude du golfeur ».

Fiche créée : juillet 2016
Auteur : Quentin Nicard