L'IVG chirurgicale : comment se passe l'IVG instrumentale ?

L'IVG chirurgicale : comment se passe l'IVG instrumentale ?


 

Les délais pour avoir recours à l'IVG chirurgicale

L'IVG chirurgicale peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 12ème semaine de grossesse (14 semaines après le début des dernières règles), par un médecin, dans un établissement de santé ou un centre de santé autorisé.

Il est important de s'informer le tôt possible. Certains établissements sont surchargés et les délais pour prendre rendez-vous peuvent être très longs.

Comment se déroule une IVG chirurgicale?

Après une réunion d'information ayant permis de déterminer que l'IVG était le protocole le mieux adapté, il faut remettre un formulaire de consentement au médecin et prendre un rendez-vous avec un anesthésiste.

L'IVG se déroule dans un établissement de santé ou un centre de santé autorisé. Une fois le col dilaté, au besoin avec l'aide d'un médicament, le médecin introduit une canule dans l'utérus pour aspirer son contenu. Cette intervention, qui dure une dizaine de minutes, peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale. Même dans ce dernier cas, une hospitalisation de quelques heures peut être suffisante.

Une visite de contrôle est programmée entre le 14ème et 21ème jour suivant l'IVG. Elle permet de s'assurer que la grossesse est bien interrompue et qu'il n'existe pas de complication. C'est aussi l'occasion de faire le point sur la contraception.


A noter : un groupe sanguin rhésus négatif nécessite une injection de gamma-globulines anti-D pour éviter des complications lors d'une prochaine grossesse.

Les effets indésirables possibles

Les complications immédiates sont rares. La survenue d'une hémorragie lors d'une IVG est un évènement très rare. La perforation de l'utérus lors d'une d'aspiration instrumentale est un événement exceptionnel.

Dans les jours suivant l'intervention peuvent survenir une fièvre dépassant 38°, d'importantes pertes de sang, de fortes douleurs abdominales, un malaise. Il faut alors er le médecin qui a pris en charge l'IVG car ces symptômes peuvent être le signe d'une complication.

Des spécificités pour les mineures

La loi permet à toute femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse de demander à un médecin son interruption, y compris si elle est mineure.

Les mineures peuvent demander le consentement à l'un de leurs parents ou à leur représentant légal et être ainsi accompagnée par l'un de ces proches dans la démarche d'IVG.

Sans le consentement de l'un de leurs parents ou de leur représentant légal, les mineures doivent se faire accompagner dans leur démarche par la personne majeure de leur choix. Dans tous les cas, il leur est possible de demander à bénéficier d'un total anonymat.

Facultative pour les majeures, la consultation psychosociale préalable à l'IVG est obligatoire pour les mineures.

Les jeunes filles mineures non émancipées sans consentement parental bénéficient d'une dispense totale d'avance de frais.

Où trouver des informations ?

En appelant le 0800 08 11 11. Ce numéro anonyme et gratuit a été mis en place par le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé pour répondre aux questions concernant l'IVG mais aussi la contraception et les sexualités. Il est accessible le lundi de 9h à 22h et du mardi au samedi de 9h à 20h.

En se rendant dans un centre de planification ou d'éducation familiale ou dans les établissements d'information, de consultation et de conseil familial. Le site recense leurs adresses département par département.

En allant sur des sites proposant des informations fiables :

Rédaction : Aurélia Dubuc, journaliste spécialiste de l'univers parental.
Septembre 2017