DPA : tout sur la date prévue de l'accouchement

DPA : tout sur la date prévue de l'accouchement


 

Qu'est-ce que la DPA ?

La DPA désigne la Date Prévue d’Accouchement. Comme son nom l’indique, il s’agit simplement d’une date théorique.

La DPA peut être calculée à partir de la date de conception, auquel on ajoutera 9 mois. Par exemple, si le bébé a été conçu un 15 mars, la DPA sera fixée au 15 décembre. Cependant, la date de conception est rarement connue, sauf si la future maman tenait une courbe de température ou réalisait des tests d'ovulation afin de détecter sa date d'ovulation et de "programmer" les rapports sexuels en conséquence, ou si la grossesse a été obtenue après une technique d'AMP (fécondation in vitro, induction d'ovulation, insémination artificielle).

Lors de la première visite, le gynécologue ou la sage-femme calcule donc généralement la DPA en se basant sur la date du premier jour des dernières règles. En France, elle est calculée en ajoutant neuf mois à la date présumée du début de grossesse. Ainsi, si la date des dernières règles est le 10 janvier, le début de grossesse est estimé en cas de cycles de 28 jours au 24 janvier (10 janvier + 14 jours). La DPA est donc fixée au 24 octobre (24 janvier + 9 mois) (1). Pour faire ce calcul, le gynécologue ou la sage-femme utilise un « disque de grossesse ».

La 1ère échographie

La première échographie, réalisée entre 11 SA et 13 SA + 6 jours, est appelée échographie de datation. Elle a en effet pour objectif, parmi d’autres, d’évaluer précisément le début de la grossesse et la DPA. Pour cela, le praticien va mesurer la longueur cranio-caudale ou LCC (longueur tête-fesses) puis la comparer à une courbe de référence afin d’estimer l’âge du fœtus.

Pourquoi connaître la DPA est important ?

Il est important de connaître la DPA pour différentes raisons :

  • la détermination de la date de début de grossesse (DDG) et de la DPA permettent de mettre en place un suivi de grossesse adapté, indispensable notamment pour contrôler la bonne croissance du bébé ;
  • la DPA est la date de référence pour mettre en place un suivi médical rapproché en cas de dépassement de terme, et le cas échéant, déclencher l’accouchement s’il n’a toujours pas eu lieu après 42 SA révolues (soit 295 jours de grossesse). Au-delà de ce délai, on estime que le bébé est exposé à un véritable risque de souffrance fœtale ;
  • sur le plan administratif, c’est sur la base de cette DPA que sont calculés les congés maternité.

Quelle marge d'erreur ?

Le calcul de la DPA basé sur la date des dernières règles comporte une marge d’erreur car différents éléments peuvent modifier la date de fécondation :

  • la durée du cycle : le calcul est valable un cycle de 28 jours, or la durée du cycle varie en fonction des femmes, et même des cycles pour une même femme ;
  • la date d’ovulation qui peut varier même sur un cycle régulier ;
  • la durée de survie de l’ovule et des spermatozoïdes ;
  • des métrorragies du début de grossesse peuvent également être prises à tort, par la future maman, pour des règles.

Aussi, l’échographie de datation est considérée comme la méthode de datation de la grossesse la fiable (2). La mesure de la longueur cranio-caudale ou LCC permet d’estimer correctement la date de début de grossesse avec une précision de ou moins 5 jours dans 95 % des cas (3).

En moyenne, combien de temps dure une grossesse ?

L’échographie de datation permet de fixer à quelques jours près la date du début de grossesse, mais un autre élément influe le calcul de la DPA : la durée de grossesse. En France, elle est fixée à 39 semaines (soit 41 SA) mais dans d’autres pays elle l’est une semaine tôt. De fait selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut National de la Santé américaine (4), la durée moyenne de l’ovulation à l’accouchement serait de 268 jours (soit 38 semaines et 2 jours) avec de fortes disparités selon les mamans pouvant aller jusqu’à 37 jours, soit 5 semaines. Différents facteurs génétiques et maternels (âge de la maman notamment) entrent en jeu pour la durée de la grossesse. L’équipe a également découvert qu’une période de nidation longue (embryon mettant longtemps à s'implanter) était associé à une grossesse longue. A contrario, une montée tardive du taux de progestérone était associée à une grossesse courte.

Rédaction : Julie Martory, journaliste spécialiste de l'univers parental.
Mai 2017