33ème semaine de grossesse

33ème semaine de grossesse


 

Où en est le bébé ?

En cette 33ème semaine de grossesse (35 SA), le bébé mesure 42 cm et pèse 2,1 kg.

Il n’a beaucoup de place pour bouger dans le ventre de sa maman, ses mouvements sont donc beaucoup moins amples.

Il avale beaucoup de liquide amniotique et urine en conséquence.

Dans ses intestins, le méconium s’accumule. Cette substance épaisse de couleur verdâtre ou noirâtre est composée de 72 à 80% d’eau, de sécrétions intestinales, de desquamations cellulaires, de pigments biliaires, de protéines inflammatoires et de sang (1). Il s’agira des premières selles du bébé, émises 24 à 48 heures après la naissance.

Ses glandes surrénales – situées comme leur nom l’indique au dessus des reins – sont très volumineuses proportionnellement à son petit corps. Et pour cause : elles fonctionnent à plein régime afin de sécréter l'hormone déhydroépiandorstérine (DHEA) en grande quantité. Celle-ci transite par le foie puis est en partie transformée en oestrogènes par le placenta. Ces oestrogènes servent notamment à la production du colostrum, premier lait très nutritif produit par la maman avant la montée de lait.

Les différents organes du bébé sont fonctionnels, mais ses systèmes digestif et pulmonaire nécessitent encore quelques semaines pour arriver à maturité. A la fin du 8ème mois de grossesse, les poumons seront suffisamment pourvus de surfactant pour que le bébé puisse respirer à l’air libre sans assistance respiratoire. Le cœur a son aspect définitif, mais il existe encore certaines communications entre les parties droites et gauches qui ne se refermeront qu'à la naissance.

Où en est le corps de la maman ?

Avec un ventre très proéminant, les gestes et les déplacements se font difficiles et la fatigue se fait vite ressentir.

Sous l’influence des hormones qui préparent le corps à l’accouchement, les ligaments sont distendus et souples. Ce relâchement ligamentaire, combiné au poids du ventre et à la modification de l'équilibre du corps, peut entrainer des douleurs au niveau du pubis, de l’utérus et parfois jusque sous les côtes.

Les mouvements du bébé, les douleurs lombaires, les jambes lourdes, les remontées acides mais aussi la perspective proche de l’accouchement rendent les nuits beaucoup moins tranquilles et reposantes. Pourtant que jamais, la future maman doit se reposer et prendre des forces.

A l’approche du terme, celle-ci entre souvent dans une sorte de cocon, centrée sur le bébé et sa venue prochaine. Ce repli sur soi s’explique notamment par l'imprégnation hormonale : le corps commence à sécréter en quantité de l’ocytocine et de la prolactine, hormones qui préparent physiquement et psychologiquement la maman à l’accouchement et à la maternité. On parle d’ailleurs d’« instinct de nidification ». Selon une étude (2), cet instinct quasi animal débute au troisième trimestre et se caractérise par un besoin de « préparer son nid » – en préparant la chambre du bébé, lui confectionnant des vêtements, nettoyant la maison de fond en comble – et de sélectionner les personnes avec qui l’on est en . Ce processus naturel aiderait à créer le lien d’attachement entre la maman et son bébé.

Sauts d’humeur et variations de libido sont aussi la conséquence de ce climat hormonal de fin de grossesse.

Ce qu'il ne faut pas oublier

  • Passer la visite du 8ème mois, 6ème consultation prénatale obligatoire. Le médecin ou la sage-femme procèdera aux examens habituels : mesure de la tension artérielle, mesure de la hauteur utérine pour apprécier la bonne croissance fœtale, prise de poids. Le toucher vaginal n’est pas systématique. Certains obstétriciens ou sages-femmes préfèrent en effet le réaliser à ce terme uniquement cas de contractions utérines, de sensation de perte de liquide amniotique, afin de ne pas entraîner de douleurs voire de contractions. Lors de cette consultation, le praticien prendra en compte les données de l’échographie des 32 SA et l’examen clinique afin de porter un pronostic sur les conditions d’accouchement. Dans la majorité des cas, l’accouchement pourra se passer par voie passe. Dans certaines situations cependant (bassin trop petit, fibrome ou placenta praevia constituant un obstacle pour la voie basse, présentation anormale du bébé, antécédents de césarienne), une césarienne devra être programmée, généralement vers 39 SA. S’il a des doutes en raison de la présentation du bébé ou du bassin de la maman, le praticien prescrira une radiopelvimétrie. Cette examen (radiographie ou scanner) permet de mesurer les dimensions du bassin de la maman et de les comparer avec les mesures de la tête du bébé relevées à l’échographie des 32 SA ;
  • lors de cette consultation du 8ème mois, faire un point sur le projet de naissance ;
  • effectuer le prélèvement vaginal pour la recherche du streptocoque B, une bactérie présente chez 30 % des femmes et pouvant représenter un danger lors de l’accouchement par voie basse pour le fœtus. Si le prélèvement est positif, un traitement antibiotique (pénicilline) sera administré lors de la rupture de la poche des eaux afin d’écarter tout risque d’infection néo-natale.

Les conseils

Le bébé bénéficie de moins de place pour bouger mais ses mouvements, certes moins amples, demeurent perceptibles. Si vous ne le sentez pas bouger durant une journée entière, n’hésitez pas à vous rendre aux urgences maternité afin de vérifier que tout va bien. En fin de grossesse, aucune visite n’est jamais inutile, ne serait-ce que pour vous rassurer. Les équipes sont habituées à ce genre de situation.

On continue les exercices de contraction et de relachement du périnée ainsi que les bascules du bassin.

Une visite chez l’ostéopathe au cours du 8ème mois de grossesse permettrait de préparer le corps à l’accouchement. En travaillant notamment sur le bassin afin de rétablir sa mobilité, le travail de l’ostépathe pourrait aider au passage du bébé dans la filière génito-pelvienne.

Fiche créée : juillet 2016
Auteur : Julie Martory