Pamplemousse et pomélo

Pamplemousse et pomélo


 

Valeur nutritive du pamplemousse

 

Pamplemousse, ½ fruit moyen (10 cm diamètre)/128 g

Jus de pamplemousse, 1 tasse (250 ml)/260 g

Calories

41

100

Protéines

0,8 g

1,4 g

Glucides

10,3 g

23,4 g

Lipides

0,1 g

0,3 g

Fibres alimentaires

2,3 g

1,4 g

 

Charge glycémique : Faible

Pouvoir antioxydant : Élevé

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2010.

 

Pamplemousse ou pomélo?

Pamplemousse et poméloContrairement à ce que l’on croit habituellement, le fruit que nous retrouvons avec plaisir au petit-déjeuner n'est pas le pamplemousse, mais le pomélo. Le « véritable » est plutôt rare en Occident et est surtout cultivé dans les pays tropicaux tels que la Thaïlande, le Vietnam, le sud de la Chine, la Malaisie et l'Indonésie. C’est un fruit de couleur verdâtre à l'écorce (peau) épaisse. Il est gros que le fruit que nous connaissons et contient de 16 à 18 quartiers remplis de pépins. Il peut avoir la forme d'une poire, bien que ce ne soit pas toujours le cas.

Même si les banques de taxonomie et de terminologie privilégient ces dénominations scientifiques, le mot pamplemousse est de loin le utilisé dans la langue courante. C’est pourquoi nous l’utilisons dans cette fiche, pour désigner ce qui est « scientifiquement » un pomélo.

On s'explique mal pourquoi on a confondu le nom des 2 fruits, pas qu'on ne sait exactement quand cette confusion est née.

 

Profil santé du pamplemousse

 

Le pamplemousse est un fruit rafraîchissant au contenu exceptionnel en vitamine C. Les composés antioxydants qu’il renferme procureraient de multiples bienfaits pour la santé, notamment contre le cancer et les maladies cardiovasculaires.

 

Les bienfaits du pamplemousse

  • Cancer (prévention). Plusieurs études ont démontré que la consommation d’agrumes, dont le pamplemousse, serait reliée à la prévention de certains types de cancers3,4,22,41,45, comme le cancer de l’oesophage, le cancer de l’estomac, le cancer du côlon, de la bouche et du pharynx. Selon l’une de ces études45, une consommation modérée d’agrumes (soit de 1 à 4 portions par semaine) permettrait de réduire les risques de cancers touchant le tube digestif et à la partie supérieure du système respiratoire. En ce qui concerne spécifiquement le cancer du pancréas, les études demeurent toutefois controversées46.
     
    Une étude populationnelle suggère que la consommation quotidienne d’agrumes jumelée à une consommation élevée de thé vert (1 tasse et par jour) serait associée à une forte diminution de l’incidence des cancers44.
     
    La consommation de pamplemousse pourrait, selon une étude prospective (populationnelle) d’envergure, diminuer les risques de cancer du sein47. Toutefois, d’autres études ont montré des résultats inverses48, ou une absence de lien59. Par ailleurs, des chercheurs ont observé que l’incidence de cancer du poumon était faible chez les personnes qui consommaient de pamplemousse blanc17.
  • Cancer (ralentir la progression). Des composés antioxydants contenus dans les agrumes (les limonoïdes) ont démontré des effets anticancer in vitro et sur des animaux. Ils pourraient diminuer la prolifération de cellules cancéreuses19,20,42,43 du sein14-16,22, de l’estomac20, du poumon20, de la bouche24,53 et du côlon42.
  • Lipides sanguins. Chez des patients atteints d’hypercholestérolémie, la consommation de 2 pamplemousses par jour aurait la propriété de diminuer les taux de cholestérol et de triglycérides sanguins et d’augmenter la capacité antioxydante dans le sang13. La consommation de pamplemousse rouge aurait davantage d’effet sur les lipides (gras) sanguins que le pamplemousse blanc51. Chez les personnes souffrant d’obésité, la consommation de ½ pamplemousse (3 fois par jour) n’influencerait pas le profil lipidique, mais pourrait jouer un rôle dans la perte de poids52.
     
    Plusieurs études menées sur des animaux ont démontré que les flavonoïdes et les limonoïdes présents dans les jus d’agrumes avaient la propriété de diminuer le cholestérol sanguin7,10,26,49. Ils pourraient également augmenter le cholestérol HDL (« bon » cholestérol)9 et réduire les triglycérides sanguins49 ainsi que l’oxydation du cholestérol11. Il est à noter que, toujours chez les animaux, la consommation de pamplemousses frais serait avantageuse pour le profil lipidique (taux sanguins de cholestérol et de triglycérides) et l’activité antioxydante que la prise d’un supplément de naringine (un flavonoïde du pamplemousse)12. Par ailleurs, certains flavonoïdes pourraient améliorer l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins8.
  • Glycémie et perte de poids. Chez des personnes obèses atteintes du syndrome métabolique, la consommation de pamplemousse (un demi-fruit par jour avant chaque repas pendant 12 semaines) a entraîné une importante perte de poids comparativement à un groupe témoin (1,6 kg contre 0,3 kg). Elle a aussi significativement réduit leur résistance à l’insuline52. Chez des animaux diabétiques, des suppléments de naringine (un flavonoïde du pamplemousse) ont permis de diminuer de façon importante le glucose sanguin18. Ce composé pourrait jouer un rôle dans la prévention de l’hyperglycémie.

Quelle couleur choisir?
Il existe des pamplemousses blancs, roses et rouges. Afin de profiter au maximum des propriétés antioxydantes de ce fruit, il vaut mieux choisir les pamplemousses roses ou, mieux encore, rouges50,51.

  • Inflammation. Plusieurs études ont démontré que les flavonoïdes des agrumes avaient des propriétés anti-inflammatoires. Ils inhiberaient la synthèse et l’activité de médiateurs impliqués dans l’inflammation (dérivés de l’acide arachidonique, prostaglandines E2, F2 et thromboxanes A2)54.
  • Autres. Parmi d’autres effets observés, 2 composés présents dans les agrumes (la limonine et la nomiline) inhiberaient la réplication du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), en d’inhiber l’activité de la protéase du virus27. La nomiline et d’autres limonoïdes des agrumes renforceraient le système immunitaire chez l’animal28. Ces résultats sont prometteurs, mais n’ont pas fait l’objet d’études cliniques contrôlées. Il est donc impossible pour l’instant de transposer ces effets chez l’humain.

Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont révélé qu’une consommation élevée de fruits et de légumes diminuait le risque de maladies cardiovasculaires38, de certains cancers39 et d’autres maladies chroniques1,2,40.

Que contient le pamplemousse?

Flavonoïdes
Le pamplemousse renferme différents types de flavonoïdes. Ces composés antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. Le pamplemousse contient surtout de la naringine5, mais aussi l’hespérétine en petite quantité. C’est la partie blanche de la pelure du fruit qui renferme le de flavonoïdes, et les concentrations varient grandement selon les cultures.

L’absorption et l’utilisation de la naringine et de l’hespérétine dans le corps humain diffèrent d’un individu à l’autre6. Quoi qu’il en soit, l’ingestion de 1 tasse (250 ml) de jus de pamplemousse procure une concentration élevée de flavonoïdes dans le sang. La consommation régulière de ce jus pourrait donc avoir des effets bénéfiques sur la santé.

Le jus ou le fruit?
Les pamplemousses frais, peu importe leur couleur, contiennent environ la même quantité de vitamine C que leur jus. Sous les 2 formes, ce sont d’excellentes sources de cette vitamine. Celle-ci contribuerait pour 66 % à 77 % du potentiel antioxydant du jus de pamplemousse37.

Limonoïdes
Les limonoïdes se retrouvent principalement dans les pépins des agrumes19, mais aussi dans leur jus20. Selon leur type, ils peuvent être responsables de la saveur amère des fruits qui en contiennent ou encore être insipides. La limonine est le principal limonoïde du pamplemousse. Elle aurait, avec d’autres limonoïdes présents dans les jus d’agrumes, la propriété de diminuer le cholestérol sanguin chez l’animal26,43.

Ces composés posséderaient une certaine capacité antioxydante21. Ils pourraient aussi entraîner l’apoptose de cellules neuroblastiques cancéreuses (cellules nerveuses embryonnaires, se différenciant ensuite en neurones)23. D’autres études laissent présager que les limonoïdes des agrumes pourraient prévenir certains types de cancer chez l’animal. Par exemple, l’obacunone, un type de limonoïde, s’est avérée efficace pour diminuer l’incidence de tumeurs du côlon25 et pour diminuer le nombre de tumeurs de la bouche19. Toutefois, il n’existe pour le moment aucune donnée quant à un effet similaire chez l’humain. L’action synergique de ieurs limonoïdes entre eux, ou avec d’autres composés (comme les flavonoïdes), pourrait accentuer leur action sur les cellules cancéreuses.

Caroténoïdes
Les pamplemousses contiennent des quantités élevées de bêta-carotène. Les fruits de couleur rouge et rose contiennent également du lycopène, un autre composé de la famille des caroténoïdes. Les pamplemousses renferment également d’autres caroténoïdes, mais en quantité moins importante. Les caroténoïdes possèdent des propriétés antioxydantes. La consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait reliée à un risque moindre de souffrir de ieurs maladies (par exemple, le cancer et les maladies cardiovasculaires, quoique les études sur le sujet soient controversées29.

Fibres solubles
Environ les 2/3 des fibres du pamplemousse seraient des fibres solubles, comme la pectine. Elles se retrouvent principalement dans l’écorce et dans la membrane blanche autour de la chair (albédo). Par leur aptitude à diminuer le cholestérol sanguin, les fibres solubles, de façon générale, préviendraient l’incidence de maladies cardiovasculaires30,58. Les résultats d’une étude réalisée chez l’humain ont démontré que la consommation de pectine de pamplemousse (sous forme de supplément) diminuait le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL)31. Pour de détails, voir la fiche Pamplemousse (fibre) dans la section Produits de santé naturels.

Coumarine
L’auraptène, un composé de la famille des coumarines, se retrouve dans le pamplemousse et les fruits citrins, dans leur jus fraîchement pressé, ainsi que dans leur écorce32. L’auraptène aurait le potentiel de diminuer la prolifération des cellules cancéreuses33,34 et la croissance des tumeurs35 chez l’animal. Pour l’instant, ces résultats prometteurs ne peuvent toutefois pas être appliqués spécifiquement à la consommation de pamplemousse.

Vitamines et minéraux principaux

> Classification des sources des nutriments

Vitamines: leurs fonctions, les meilleures sources

Minéraux: leurs fonctions, les meilleures sources

Excellente source

Vitamine C

Le pamplemousse est une excellente source de vitamine C.

Source

Vitamine A

Le pamplemousse est une source de vitamine A.

Source

Vitamine B5 (acide pantothénique)

Le pamplemousse est une source de vitamine B5.

Source

Cuivre

Le pamplemousse est une source de cuivre.

Précautions

La consommation de pamplemousse ou de jus de pamplemousse peut entraîner une augmentation ou, moins fréquemment, une diminution des effets de certains médicaments. En effet, des substances contenues dans ce fruit empêchent un enzyme de métaboliser ces médicaments, ce qui entraîne l’augmentation de leur concentration dans le sang, pouvant ainsi causer des réactions indésirables graves, parfois mortelles. Presque toutes les classes de médicaments sont susceptibles d’entrer en interaction avec le pamplemousse : médicaments pour le traitement du cancer, de la dépression, de l’hypercholestérolémie, de l’hypertension artérielle, des reflux gastro-intestinaux, de problèmes cardiaques, et autres. La consommation d’aussi peu que 250 ml de jus peut, dans certains cas, entraîner des effets qui peuvent persister durant 3 jours ou davantage. La prise du médicament quelques heures après avoir consommé le pamplemousse ne permet donc pas d’éviter les effets indésirables. Le tangelo, un hybride de pamplemousse, pourrait également interagir avec certains médicaments.

Santé Canada rappelle de s’abstenir de consommer des pamplemousses ou leur jus à moins d’avoir consulté un médecin ou un pharmacien à propos des risques de réactions indésirables. Notez cependant que le jus pressé maison serait moins à risque que le jus commercial. En effet, ce dernier contient généralement de l’albédo (peau blanche sous l’écorce du fruit), dans laquelle se retrouvent en majorité les substances qui agissent sur les médicaments. Le jus de pamplemousse obtenu directement par la pression du fruit ne contient que très peu de ces substances (voir notre nouvelle : Jus de pamplemousse et médicaments: interactions relatives).

 

Profil santé
Recherche et révision scientifique
sous la direction de Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
(janvier 2011)

Idées recettes

Pour accéder à d’autres recettes, vous pouvez vous rendre sur le site de recettes de cuisine CuisineAZ.com, qui propose entre autres, les recettes suivantes : , ,
 

Les agrumes sont juteux lorsqu'ils sont à la température de la pièce. Par conséquent, il est préférable de les sortir du réfrigérateur quelque temps avant de les consommer. Pour extraire un maximum de jus, roulez le fruit avec la main sur une surface de travail avant de le passer au presse-agrumes.


Pamplemousse et sa meringue à l'érable
  • Coupez le pamplemousse en deux et dégustez-le tel quel au petit-déjeuner, comme entrée ou comme dessert. Ou, sucrez-le et passez-le ensuite sous le gril quelques minutes avant de le servir.
  • Préparez une sauce qui accompagnera la salade de fruits en mélangeant du miel, du zeste et du jus de pamplemousse, une pincée de sel, de la muscade moulue et des graines de pavot.
avec des pamplemousses
  • Ajoutez à cette sauce de l'huile d'olive pour la transformer en vinaigrette qui accompagnera à merveille les verdures fraîches.
  • Consommez le jus pressé ou utilisez-le dans les sorbets, les granités et les glaces.
  • Dans le guacamole (purée d’avocat), remplacez le jus de citron par du jus de limette et de pamplemousse.
  • Des morceaux de pamplemousse poêlés dans leur jus constituent un accompagnement inattendu à un plat de purée de patates douces avec du beurre.
  • En cuisine, utilisez le zeste du pamplemousse comme celui du citron, de la lime et de l'orange.

À toutes les sauces
Même si nous le considérons généralement comme un fruit sucré qui se mange frais, en Orient, le pamplemousse est souvent cuisiné ou confit. En Thaïlande, on le sert parfois avec de la sauce piquante.

  • Préparez une salsa en mélangeant du jus de lime, de l'huile d'olive, un piment jalapeno, un poivron rouge ou vert, de l'oignon émincé, des morceaux de pamplemousse hachés et des feuilles de coriandre.
  • Morceaux de pamplemousse et de tomate, lanières de poivron, oeuf dur tranché et crabe constituent une excellente salade repas. Servez-la sur des feuilles de laitue, accompagnée d'une sauce au yogourt et à la mayonnaise.
  • Morceaux de pamplemousse et avocat enrobés d’une vinaigrette font une délicieuse petite entrée. Pour un plat élaboré, ajoutez des épinards blanchis et du poisson fumé (le nec ultra : de l’esturgeon), le tout nappé d'une sauce à base de tahini, de jus de pamplemousse et de tofu.
  • Faites mariner des morceaux de poulet dans un mélange de jus de pamplemousse, d'ail et de piment fort. Essuyez le poulet, faites-le revenir dans l'huile, ajoutez la marinade et laissez réduire. Servez sur de la laitue fraîche avec une sauce composée de miel et de jus de pamplemousse que vous aurez réduite dans la poêle. Accompagnez de sections du fruit frais.
  • Remplacez le poulet par des crevettes, ajoutez des oignons verts tranchés, des poivrons rouges et des sections de pamplemousse et faites cuire jusqu'à réduction du liquide.
  • À la thaïlandaise. Mélangez du jus de lime, de la sauce de poisson et du sucre. Ajoutez des crevettes cuites, de la noix de coco râpée et de la crème de noix de coco, puis mélangez intimement. Intégrez des morceaux de pamplemousse en dernier pour éviter de leur faire rendre trop de jus.

Huile aromatisée au pamplemousse
Dans le commerce, on trouve depuis peu de l'huile d'olive aromatisée aux agrumes, dont au pamplemousse. La technique consiste à presser ensemble les deux fruits. La saveur de l'huile qui en résulte est habituellement trop prononcée pour qu'on l'emploie dans les vinaigrettes. On s'en sert surtout pour les marinades ou la cuisson.

Choix et conservation

Conserver

Réfrigérateur. Le fruit se conserve jusqu'à 6 semaines au réfrigérateur, dans un contenant fermé, ou 1 semaine à la température de la pièce.

Séché. Faites sécher le zeste et gardez-le dans un contenant opaque et hermétique.

La petite histoire du pamplemousse

Noms communs : pamplemousse, pomélo.
Nom scientifique : Citrus paradisi.        
Famille : rutacées.

 

 

 

Nom commun : pamplemousse.
Noms scientifiques : Citrus maxima ou C. grandis.
Famille : rutacées.

 

 

 

Le terme « pamplemousse » date de 1665 et vient du néerlandais pompelmoes, de pompel, « épais » et limoes, « citron ». « Pomélo » est un emprunt à l'anglais pomelo (qui apparaît aussi sous la graphie pummelo), lui-même dérivé du latin scientifique moderne pomum melo signifiant « pomme melon ». Le mot n'a été introduit dans notre langue qu'en 1912, l'espèce botanique n'ayant été reconnue comme espèce distincte qu'au XIXe siècle.

Une espèce conçue en Amérique

Les premières semences du « véritable » pamplemoussier à arriver en Amérique auraient été semées à la Barbade, au XVIIe siècle. Toutefois, le voyage de cette espèce botanique s'arrête là. En effet, un mariage tout à fait imprévu aura lieu entre un jeune pamplemoussier issu de ces semences et un oranger dont les ancêtres avaient immigré en terre américaine 2 siècles auparavant. Ce couple insolite engendrera une nouvelle espèce, la première du genre Citrus à naître en dehors des limites de son territoire, l'Asie du Sud-Est. On nommera d'abord son fruit « fruit défendu », puis « pomélo » (grapefruit, en anglais). C’est lui qu’on retrouve aujourd’hui communément sous le nom de pamplemousse.

Une odeur herculéenne!
La substance aromatique la puissante qui ait jamais été découverte provient du pamplemousse. Présente dans le jus à raison d’une partie par 8 000, son odeur reste encore perceptible à une dilution d’un dix-millionième de gramme par tonne d’eau.

Les semences de cette nouvelle espèce ont été mises en terre en Floride au début du XIXe siècle, par un émigrant espagnol. D’elles, sont nés les grands vergers de pamplemousses des États-Unis, pays où il s'en produit aujourd'hui que partout au monde.

Il fallait une certaine vision et beaucoup d'audace de la part des premiers producteurs américains pour mettre en culture un fruit qui, à l'époque, n'intéressait strictement personne. En effet, partout ailleurs, l'arbre était considéré comme un simple objet de curiosité, et ses fruits pourrissaient sur le sol sans être récoltés. À la longue, les Floridiens en apprécieront la saveur et la fraîcheur et se mettront à les consommer.

Des usages très variés

En du fruit frais et du jus, le pamplemousse sert à la préparation de vin et de vinaigre. L'albédo, partie blanche de l'écorce, est une excellente source de pectine. Elle contient aussi une substance amère, la naringine, employée dans les boissons « toniques », le chocolat amer et les glaces. Une fois désamérisée, cette substance fournit un édulcorant qui est 1 500 fois sucré que le sucre ordinaire. L'huile essentielle extraite de l'écorce sert à aromatiser les boissons. Des pépins, on tire une huile comestible qui a l'avantage d'être insaturée. Malheureusement, à cause de son amertume prononcée et de sa couleur foncée, on doit la raffiner, ce qui en fait un produit nettement moins sain. Finalement, les déchets de la transformation sont ajoutés à la moulée des animaux d'élevage.

Écologie et environnement

L'extrait de pépins de pamplemousse possède des propriétés antimicrobiennes qui peuvent être mises à profit en agriculture, en jardinage ou en serriculture. Particulièrement utile contre les moisissures, la rouille, le mildiou et les autres maladies fongiques, il peut aussi être employé pour combattre les insectes, particulièrement ceux qui n'ont pas de carapace, comme les limaces ou les pucerons. Pour les insectes à carapace, on le mélange à un extrait d'ail et à un extrait de piment fort. On peut s'en servir, dilué, pour arroser les plantes d'intérieur.

C'est surtout dans les élevages que l’extrait de pépins est utile. Il permet de soigner les animaux qui souffrent d'infections causées par des champignons (pulmonaires ou autres). On s'en sert pour nettoyer le pis des vaches ou les sabots des chevaux, ainsi que les cages et les stalles. On l'ajoute préventivement à l'eau à boire ou à la moulée afin de réduire les risques de contagion par les bactéries pernicieuses, telles qu’Escherichia coli et Salmonella. On le croit même assez puissant pour combattre la fièvre aviaire. Il est connu pour stimuler le système immunitaire des animaux, ce qui a pour effet de diminuer les besoins en médicaments de même que les taux de mortalité. Il détruit les bactéries, les virus et les autres parasites intestinaux sans s’attaquer aux bactéries utiles. En éliminant les micro-organismes indésirables, il stimule l'absorption des nutriments. Enfin, administré sous la forme d'un jet pulvérisé, il peut soigner les affections buccales. Pour les éleveurs d'animaux biologiques, qui ne sont pas autorisés à soigner leurs animaux aux antibiotiques, c'est là une aide des précieuses.

 

Sections Idées recettes, Choix et conservation, La petite histoire du pamplemousse, Écologie et environnement.
Recherche et rédaction : PasseportSanté.net

Mise à jour : février 2011

 

Références

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