Définition de l'urétéroscopie

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L’urétéroscopie est une technique qui consiste à introduire un endoscope (urétéroscope) jusqu’aux uretères, qui sont les canaux urinaires reliant les reins à la vessie. Elle permet de visualiser cette partie du système urinaire.

Pour introduire l’endoscope, il faut passer par l’urètre (qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps) puis le faire remonter jusqu’à la vessie, puis dans l’uretère jusqu’au rein.

 

Pourquoi faire une urétéroscopie ?

Cette technique est principalement utilisée pour le traitement des calculs urinaires (lithiase), qui se sont logés dans un des uretères. Elle permet d’aller chercher et d’extraire le ou les calcul(s).

Les calculs urinaires, qui ressemblent à des petits cailloux, peuvent concerner jusqu’à 10% des adultes : la plupart du temps, ils s’éliminent naturellement, mais il est parfois nécessaire d’aller les retirer ou de les fragmenter pour faciliter leur élimination, d’autant qu’ils peuvent être très douloureux.

Notons qu’il existe différentes techniques de traitement des calculs urinaires, et le choix dépend du médecin, de la taille et de la localisation du « caillou ».

Le souvent, on privilégie en premier lieu une technique appelée lithotritie extracorporelle par ondes de choc, réalisable en hospitalisation de jour.

Enfin, on peut également pratiquer une urétéroscopie à des fins diagnostiques et thérapeutiques en cas :

  • d’anomalies des uretères (jonction pyélourétérale, sténose, etc.)
  • de polypes, voire de tumeurs de l’uretère (très rares)

L'intervention

Avant l’intervention, ieurs analyses seront prescrites, notamment un examen d’imagerie pour localiser le calcul et une culture d’urine (ECBU). Il faut en effet s’assurer qu’il n’y a pas d’infection urinaire.

L’urétéroscopie est une procédure qui se réalise sous anesthésie générale (ou rachidienne) et nécessite le souvent un à deux jours d’hospitalisation. L’urétéroscope (diamètre de 3 mm environ) est introduit par voie naturelle et doucement poussé jusqu’à l’uretère ou jusqu’à la cavité rénale, si le calcul est situé très haut dans l’appareil urinaire. Il est doté d’une caméra et d’un canal de travail au travers duquel le médecin peut introduire divers instruments chirurgicaux.

Il existe des urétéroscopes souples, semi-rigides et rigides. Certains vidéo-urétéroscopes souples peuvent être couplés à un laser pour la fragmentation des lithiases. Le choix de l’instrument dépend du chirurgien et de la localisation et du type de calculs.

Les calculs peuvent être extraits directement avec une pince ou une sorte de « pince-panier » s’ils sont petits (<5mm), ou être d’abord fragmentés par divers procédés, dont le « lithotriteur », qui les pulvérise par ondes de choc.                                                                                                                                                                             

Une sonde urétérale est parfois laissée en place dans l’uretère après l’intervention pour permettre de drainer l’urine et de prévenir un éventuel blocage (drainage urétéral posturétéroscopie), limitant ainsi les douleurs.

Un rendez-vous de contrôle sera programmé trois mois après l’urétéroscopie car il existe un risque de complications (notamment d’obstruction indolore de l’urine d’environ 3 %).

Un examen d’imagerie (radiographie et échographie) effectué après l’intervention permet de s’assurer qu’il n’y a pas de calcul résiduel, et donc de limiter les récidives.

 

Quels résultats peut-on attendre d’une urétéroscopie ?

L’urétéroscopie est généralement réservée aux patients dont le calcul urinaire n’a pas pu ou ne peut pas être éliminé par une autre technique.

Elle est très efficace, mais il existe un taux d’échec non négligeable. En moyenne, selon la localisation du calcul, le taux de succès oscille entre 65 et 90%. Il peut donc être nécessaire de répéter la procédure.

Il est important de er rapidement le médecin en cas de fièvre ou de douleurs anormales après l’intervention.

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Recherche et rédaction : août 2015