Ecoulement mammaire blanc : tout savoir sur la galactorrhée

Ecoulement mammaire blanc : tout savoir sur la galactorrhée


 

Ecoulement mammaire : qu’est-ce que la galactorrhée ?

La galactorrhée est un terme médical utilisé en cas d’écoulement mamelonnaire anormal. Celui-ci est caractérisé par une couleur blanche et un aspect laiteux. Cet écoulement mammaire de lait peut apparaître de façon spontanée ou être provoqué par pression au niveau des seins. La galactorrhée est généralement bilatérale, c’est-à-dire qu’elle se manifeste au niveau des deux seins.

La galactorrhée chez les femmes

Chez la femme, la galactorrhée désigne exactement une lactation anormale. Elle correspond à un écoulement mammaire hors grossesse et période d’allaitement. En effet, durant ces périodes, un écoulement mammaire normal peut survenir.

La galactorrhée chez les hommes

Dans certains cas rares, une galactorrhée peut être constatée chez les hommes.

Ecoulement de lait par les seins : quelles sont les causes de la galactorrhée ?

La galactorrhée est un symptôme dont les causes ne sont pas encore toutes connues. Dans 60% des cas, l’origine est inconnue. La galactorrhée est dite idiopathique.

Dans les autres cas, la galactorrhée est souvent associée à une hyperprolactinémie, un dérèglement hormonal caractérisé par une production excessive de prolactine. Sécrétée par l’hypophyse au niveau du cerveau, cette hormone est à l’origine de l’écoulement de lait par les seins. Ce déséquilibre hormonal peut avoir ieurs explications :

  • une atteinte de l’hypophyse, dont la connue est le prolactinome, parfois nommée adénome hypophysaire sécrétant de la prolactine, qui est une tumeur au niveau de l’hypophyse caractérisée par une sécrétion excessive de prolactine ;
  • une atteinte de l’axe hypothalamo-hypophysaire, notamment en cas de tumeur au niveau de l’hypothalamus, d’une compression ou d’une section traumatique de la tige pituitaire reliant l’hypophyse et l’hypothalamus, ou encore d’une maladie infiltrante comme la sarcoïdose ;
  • certains troubles extra-cérébraux, des anomalies extérieures au cerveau telles que le syndrome de Cushing, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), les lésions thoraciques et les cirrhoses ;
  • une origine iatrogène, lorsque l’hyperprolactinémie survient lors de la prise de certains médicaments, notamment ceux à base de stéroïdes, d’anti-androgènes, de psychotropes, de morphiniques, d’anti-émétiques, d’antihypertenseurs, de diurétiques, ou encore de méthadone.

Néanmoins, d’après les données scientifiques actuelles, la galactorrhée n’est pas toujours associée à une hyperprolactinémie. D’autres dérèglements hormonaux peuvent expliquer l’écoulement mammaire anormal :

  • une acromégalie, une maladie caractérisée par une production excessive de l’hormone de croissance ;
  • une pathologie des surrénales, c’est-à-dire une maladie affectant les glandes surrénales situées au-dessus de chaque rein et responsables de la sécrétion de ieurs hormones ;
  • une dysthyroïdie, qui constitue un dysfonctionnement de la thyroïde, une glande endocrine située au niveau du cou.

Galactorrhée : quel est le risque de complication ?

Les conséquences et l’évolution de la galactorrhée sont variables. L’écoulement de lait par les mamelons peut constituer une gêne dans la vie quotidienne. Dans certains cas, la galactorrhée peut persister dans le temps. Selon son origine, l’écoulement mammaire blanc peut également s’accompagner d’autres symptômes.

Chez la femme, la galactorrhée peut parfois s’accompagner :

  • d’une aménorrhée, c’est-à-dire l’absence de menstruations ;
  • d’une oligoménorrhée, un symptôme caractérisé par des règles peu abondantes ;
  • d’une spanioménorrhée, un allongement progressif de l’intervalle séparant les règles.

Chez l’homme, d’autres signes peuvent apparaitre comme :

Ecoulement mamelonnaire : quelles sont les solutions ?

La prise en charge consiste à traiter l’origine de la galactorrhée. Selon les cas, le traitement peut notamment reposer sur :

  • un traitement médicamenteux ;
  • une opération chirurgicale ;
  • une radiothérapie.

Rédaction : Quentin Nicard, journaliste scientifique
Octobre 2017