Les personnes à risque et les facteurs de risque de staphylocoques

Personnes à risque

  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
  • Les personnes souffrant de maladies chroniques.

Facteurs de risque

  • Avoir une coupure ou une éraflure et être en avec une personne qui est infectée par un staphylocoque.
  • Être hospitalisé ou avoir fait un séjour à l’hôpital. Malgré les efforts déployés pour éradiquer les bactéries à staphylocoque, celles-ci demeurent présentes dans les hôpitaux et sont susceptibles d’atteindre les personnes les vulnérables, par exemple les personnes traitées pour :
    • Des brûlures.
    • Des plaies chirurgicales.
    • Des problèmes de santé tels que le diabète.
  • Subir des traitements par intubation, avoir des cathéters, être en dialyse ou avoir recours à des appareils de ventilation mécanique, par exemple pour traiter l’insuffisance respiratoire chronique.
  • Pratiquer des sports de ou partager du matériel sportif. Les athlètes qui échangent des rasoirs, des serviettes, des uniformes ou de l’équipement sportif peuvent transmettre l’infection suite au direct avec la peau.

L’utilisation de tampons et le choc toxique

Au début des années 1980, en Amérique du Nord, de 700 femmes ont été victimes du syndrome de choc toxique (SCT). Cette épidémie a été associée aux toxines de la bactérie Staphylococcus aureus, lors de l'utilisation de tampons au pouvoir absorbant très élevé. Les chercheurs n’ont pas pu déterminer de lien précis entre l’utilisation de tampons et le syndrome du choc toxique. Les chercheurs avaient émis l’hypothèse que la muqueuse du vagin des femmes qui gardaient les tampons longtemps devenait sèche, donc fragile. Les staphylocoques dorés avaient de temps pour se multiplier et fabriquer suffisamment de toxines pour entraîner un choc toxique.
Ils ont conclu que ieurs facteurs pouvaient intervenir et certaines précautions devraient être observées par les utilisatrices de tampons :

  • Utiliser des tampons au pouvoir absorbant faible. Les tampons hyper absorbants ont d’ailleurs été interdits partout. Une femme ne devrait pas utiliser de tampon au pouvoir absorbant supérieur à celui qui répond à ses besoins. Sinon, le tampon peut assécher la muqueuse vaginale, l’irriter, provoquer de petites lésions qui facilitent le passage des staphylocoques ou de leurs toxines dans l’organisme.
  • Remplacer les tampons toutes les 4 à 8 heures.
  • Éviter de porter des tampons durant la nuit.
  • Ne jamais utiliser des tampons avant l’apparition des règles, privilégier la serviette hygiénique.
  • Se laver les mains avant chaque manipulation d’un tampon.
  • Utiliser les serviettes hygiéniques en alternance avec le tampon.

La matière actuellement utilisée pour la fabrication des tampons (coton ou rayonne) ne serait pas reliée aux infections bactériennes.

Le recours à des méthodes de contraception dites de barrière, comme l'éponge, la cape cervicale ou le diaphragme, pourraient également constituer des facteurs de risque d’apparition du choc toxique, car ils sont susceptibles d’irriter la muqueuse vaginale.

 

Les personnes à risque et les facteurs de risque de staphylocoques : tout comprendre en 2 min