Prévenir les oreillons

Pourquoi prévenir ?

Même si les oreillons sont peu fréquents au Canada et en France, on constate régulièrement des foyers épidémiques. Ceux-ci prennent naissance principalement chez les personnes dont les vaccins ne sont pas à jour ou chez celles ayant reçu une seule dose du vaccin préventif.

Des foyers épidémiques produisent fréquemment dans de nombreuses parties du monde. Les voyageurs peuvent contracter le virus à l’étranger et le transmettre à des enfants non immunisés en Amérique du Nord ou en Europe.

Peut-on prévenir ?

On peut prévenir les oreillons grâce au triple vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, nommé RRO au Québec, ROR en France. Deux doses de vaccin sont requises pour être entièrement protégé contre les oreillons.

Mesures préventives de base

Le calendrier de vaccination systématique au Canada prévoit l’administration de 2 doses du vaccin RRO (rougeole, rubéole, oreillons) ou RROV (combiné avec le vaccin contre la varicelle). Une première injection a lieu vers l’âge de 12 à 15 mois et la seconde dose, à 18 mois ou de 4 à 6 ans (avant l’entrée à l’école).

En France, la première dose du vaccin ROR est recommandée à 12 mois et la deuxième dose doit être administrée entre 13 et 24 mois. Chez les enfants qui sont accueillis en collectivité avant l’âge de 12 mois, on recommande de les faire vacciner dès l’âge de 9 mois pour la première dose, puis entre 12 et 15 mois pour la deuxième dose.

Pour ceux qui n’ont pas été vaccinés, deux doses de RRO/RROV (Canada) ou de ROR (France) peuvent être administrées à un intervalle minimal de 6 semaines, jusqu’à l’âge de 12 ans. Une seconde dose peut aussi être administrée aux enfants de moins de 12 ans qui n’ont reçu qu’une seule dose du vaccin.

Mesures pour prévenir les complications

Si vous ou votre enfant avez reçu le diagnostic des oreillons, soyez vigilants à certains symptômes qui peuvent être le signe de complications.

 

Le vaccin RRO ou ROR ne cause pas l’autisme

En 1998, une étude britannique1 a conclu qu’un lien entre l’autisme et l’exposition à certains vaccins, et en particulier au vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Cependant, ieurs études ont par la suite démontré qu’il n’existait aucune association entre la vaccination et l’autisme2.

Le principal auteur de l’étude est d’ailleurs aujourd’hui accusé de fraude. (Lire le document : autisme et vaccination : histoire d’une controverse)