Quels sont les traitements ?

Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique du chikungunya et l’on ne dispose pas de médicaments sachant la guérir.

 

Le traitement s’adresse aux symptômes de la maladie, avec des antalgiques, comme le paracétamol ;
Attention : les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l'aspirine sont contre-indiqués pendant la phase aigüe de l’infection, la coexistence possible avec le virus de la dengue exposant au risque de saignement. Les personnes souffrant de formes graves sont hospitalisées pour une prise en charge spécifique.

 

L’existence de formes chroniques du chikungunya a amené les médecins confrontés à ces nouvelles formes de maladies qu’on connaissait mal à réfléchir sur les méthodes de prise en charge à l’initiative du CHU de Fort de France. Ce qui a abouti à l’élaboration de recommandations qui constituent maintenant la référence des traitements sur le plan international. Dans les zones épidémiques, des équipes réunissant médecins chargés de la rééducation ou de la douleur, infectiologues, neurologues, rhumatologues, psychiatres, etc. prennent en charge les personnes atteintes des formes chroniques incapacitantes de la maladie en associant antalgiques et/ou anti-inflammatoires non stéroïdiens à des traitements rhumatologiques, neurologique et une rééducation fonctionnelle.


Dans tous les pays où a sévi le CHIKV, les personnes ont eu recours à des méthodes traditionnelles de soins comprenant ou non le recours aux plantes. Des programmes de recherche sont en cours sur les usages traditionnels des plantes médicinales. En attendant les résultats, il est déconseillé de se traiter par soi-même. Il est préférable de demander conseil à son médecin, les plantes ayant comme les médicaments leur efficacité propre et leurs contre-indications.