Le suicide ne devrait pas être une option

Pouvons-nous prévenir ce fléau?

L'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) fait beaucoup pour contrer cette problématique. Entre autres, savez-vous que depuis 1991, chaque année au début du mois de février, l'APPS organise la Semaine de prévention du suicide? Ils en sont donc à leur 21e année!

Et la prévention, ça marche! On parle d'une diminution de 34 % des suicides sur 10 ans. Ce n'est pas rien. Mais il faut continuer à défaire certains mythes résistants.
Peut-être avez-vous entendu comme moi ce genre d'affirmation : « les personnes suicidaires veulent absolument mourir », tandis qu'on sait que ceux qui veulent se suicider ne veulent pas mourir, mais arrêter de souffrir!

Ou quelqu'un de votre entourage vous a fait ce genre de commentaire : « Il s'est suicidé parce qu'il était trop lâche pour se battre. » Vous auriez raison de remettre à sa place cette personne en lui expliquant qu'il n'est pas question de lâcheté, mais simplement que pour la personne suicidaire, la souffrance n'est tolérable! Elle ne voit d'issue possible.
Et il ya ieurs autres mythes du genre qui persistent même en 2011.

Nous avons une responsabilité comme citoyen. Oui, nous pouvons faire quelque chose.
Ne serait-ce que mieux se renseigner sur les facteurs prédisposant ou qui peuvent précipiter quelqu'un vers le suicide, s'informer sur ce qu'il faut faire et ne pas faire lorsqu'on est un proche d'une personne suicidaire, avoir rapidement accès à des ressources adéquates pour répondre à nos questions et nous fournir de l'aide grâce à la ligne 1-866-appelle. Les intervenants au bout du fil sont formés, compétents et disponibles 24 h par jour et 7 jours sur 7.

Finalement, n'oublions pas que chaque suicide est un suicide de trop et que, comme le dit si bien cette phrase qui a servi de thème cette année : Le suicide n'est pas une option!
Je vous invite à vous rendre sur le site de l'AQPS : .

Références

>
> Gagné, M. St-Laurent D. La mortalité par suicide au Québec : tendances et données récentes. 1981-2008. Institut national de santé publique. Gouvernement du Québec 2010.


Commentaires (19)
Envoyé par Sandra
12-02-2011 07:01:00

Le suicide n'est pas mon option. Malgré les difficultés de la vie, pour certains c'est la seule issue. Malheureusement, ça aura été la solution de ma belle-mère pour mettre fin à son mal de vivre qu'elle traînait depuis son enfance. À tour de rôle, nous avons tenté de l'aider mais dans son orgueil et son entêtement, elle refusait notre aide. Nous avons fait du mieux qu'on pouvait en allant même passer une soirée-formation à Suicide Action Montréal qui nous a éclairé sur bien des points. Dans les circonstances du geste fatal, nous avons tous des raisons de nous sentir coupable et en même temps, aucune. Elle a fait son choix, en nous laissant avec de questions que de réponses. J'accepte son choix de vouloir arrêter de souffrir mais je n'accepte pas le geste.

Envoyé par Anonyme
12-02-2011 06:17:00

je lis vos messages alors que je vis une grosse crise avec mon mari: il est au chômage depuis 20 mois! et commence à craquer. De mon côté j'ai commis 4 TS depuis que je suis atteinte d'une maladie orpheline: pas envie de mourir en effet, mais envie de ne souffrir, refus de cette maladie et d'être diminuée, envie de la vie si ça n'est pas la vivre à fond, angoisse quant à l'avenir, envie que mon entourage réalise à quel point je souffre; Et quand on passe à l'acte on ne pense à sa famille et au mal qu'on va leur faire. Et cette idée refait surface avec cette angoisse à propos de l'avenir. Je suis allée me réfugier chez une amie et j'ai reparlé de suicide. J'ai vu une psychiatre pendant une période, mais juste pour qu'elle me prescrive des drogues; Et aller voir un psy et ressasser tout le temps la même chose ça n'aide pas.
J'ai eu une enfance sans problème, avec de l'amour. Mais à 12 ans j'ai quitté le quartier de mon enfance et je l'ai très mal vécu. Il s'agissait d'une mutation, le déménagement s'est fait en 2 semaines.
J'ai senti à cette époque que ma maman était mal. M-a-t-elle transmis son malaise?
A 14 ans, on m'a fait suivre par le psy scolaire sur le conseil de ma prof de français qui trouvait que je pleurais trop souvent.
Je pense que mon mal-être remonte à cette période. Et est-que que je vais mieux maintenant que j'ai fait le lien? Non?
Ne jugez pas les personne dépressives, elle sont "malades", et malheureuses, et il est très dur de remonter la pente; Quand on "se loupe" c'est un appel au secours, quand on réussit, c'est une délivrance

Envoyé par Hélène
10-02-2011 10:18:00

Revenir d'une tentative de suicide est très difficile car le jugement des autres ou le rejet sont très présents alors que l'on a l'estime de soi très bas. Cela prend beaucoup de courage pour s'en sortir, et c'est justement ce que l'on a perdu. Cela fait de 2 ans et j'en suis toujours à la cause départ, il faut dire que je dois prendre de la morphine pour une douleur chronique et omniprésente. Dans mon cas, le suicide assisté serait la solution. Je n'ai pas d'enfants, de conjoint, de travail.
Ce que je peux conseiller à ceux qui ont des pensées suicidaires, demandez de l'aide maintenant.

Envoyé par Suzanne
10-02-2011 09:30:00

J'émets moi aussi des réserves au sujet du slogan mais je comprends dans quel esprit il a été conçu. C'est un bon message pour ceux qui en sont au début de leur processus d'auto-destruction mais cela implique un suivi très serré auprès de ces gens qui demandent une autre solution. Ça prend de l'aide, beaucoup d'aide, de la FACILITÉ aussi pour obtenir cette aide. Il faut que les professionnels soient disponibles au moment où ça va mal, pas dans un mois si on réussit à avoir un rendez-vous, même si on n'a pas de médecin de famille...En ce qui concerne ceux qui sont déjà très bas,on ne peut pas seulement leur faire penser que le suicide n'est pas une option, ils ont déjà tout essayé pour se sortir de leur souffrance. Il leur faut ainsi qu'à leurs proches, une proposition concrète. On n'est à l'étape de la réflexion...Une aide directe, immédiate et sans détours. La détresse éprouvée par tous à ce moment-là nécessite du personnel expérimenté qui saura guider tous les gens impliqués et inculquer à tous l'espoir de jours meilleurs. Vous est-il déjà venu à l'esprit que pour les proches aussi, le suicide semble être parfois la seule option?

Envoyé par Françoise
09-02-2011 12:55:00

Touchée par le suicide du neveu d'une amie en décembre dernier, j'ai beaucoup pensé à ses parents. L'ONF a produit un document bouleversant et nécessaire : le témoignage audio d'un père dont le fils s'est suicié en 2009. Sa voix est accompagnée de dessins de Zïlon. Si vous êtes ou que vous connaissez un homme dont l'enfant s'est suicidé, écoutez et regardez ce document : Lettre à Vincent

Envoyé par Gilles Clément Fortin
09-02-2011 12:26:00

EN RÉPONSE À MANU:

Vous semblez quelque peu amer à propos du personnel et du contexte général qui entoure les personnes suicidaires et que c'est pire qu'avant ! Eh bien, cher monsieur ou madame, sachez qu'il y a quelques siècles on enchaînait les malades souvent à des poteaux ou autres attaches du genre. Les soins que l'on prodiguait à ces personnes étaient presque inexistants. Que voit-on aujourd'hui ? Des soins organisés en système avec une médication, des médecins spécialisés et des intervenants. Nous avons même des organismes d'écoute pour ceux qui sont en détresse. Et j'en passe. Certes, vous avez raison ce n'est pas parfait. Mais, les améliorations ne surviennent pas en quelques années il faut compter de dizaines d'années et parfois en siècle. Aujourd'hui nous avons Internet qui aide à propager l'information. N'est-ce par merveilleux ? Les personnes, qui comme vous, dénonce certains fonctionnements déficients y contribuent aussi.

Enfin, pour ce qui est des malades, tôt ou tard, on verra que le système nerveux, sa constitution, sa résistance sont en analogie avec le système musculaire c'est-à-dire qu'il peut se renforcer ou s'affaiblir. On découvrira que dès le départ d'un être humain, durant la conception le système nerveux se construit. Oui, ce que vit la mère contribue à élaborer un système nerveux solide ou faible. Et puis, on diffusera davantage d'information pour les futures mamans à savoir dans quel contexte qu'elles doivent porter leur enfant. Également, tout le contexte de l'éducation et de l'ambiance familiale sera mis de l'avant, en ce sens, qu'un enfant qui grandit dans un contexte troublé, chaotique et violent est affaibli et prédisposé à des gestes regrettables.

Donc, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a des prédispositions familiales qui favorisent la santé mentale des enfants et d'autres qui en font des personnes peu résistantes, qui n'ont aucun ressort face à l'adversité et qui passe au suicide, car elles sont terrassées par la souffrance que d'autres sont capables de supporter parce que leur système nerveux s'est construit dans un contexte favorable. Voilà, la nouvelle médecine qui s'en vient. Déjà, elle est mise en application par certaines familles. Il n'est pas question de blamer les familles, car on ne peut appliquer ce qu'on ignore.
Le gouvernement diffuse depuis quelques années des messages sur l'alcool et la santé; pourquoi ne le ferait-il pas à propos de la santé mentale et de l'équilibre des enfants qui se construit dès la conception ?
Gilles Clément Fortin

Envoyé par Anne-Isabelle
09-02-2011 07:29:00

Ma soeur s'est suicidée il y a 4 ans, à l'âge de 27 ans. Elle mordait dans la vie, le sourire fendu aux lèvres et elle s'impliquait dans pleins de projets. Qui l'aurait crû ? Une dépression majeure l'a emportée au bout de quelques mois. Et lorsqu'elle est décédée, mon unique soulagement était qu'elle ne souffrait . Elle a reçu beaucoup d'amour et de soutien durant cette épreuve ainsi que les soins de certains professionnels. Nous avions même abordé la question du suicide avec elle. Qu'aurions-nous pu faire de ? Ce fût sa décision, elle n'en pouvait .

Même si j'ai connu la noirceur après son suicide, jamais je n'ai eu assez mal pour penser à m'enlever la vie. Donc, personne ne peut juger de la souffrance d'un autre, mais il doit y être à l'écoute. Quant à moi, la prévention se fait dans le quotidien dans tous nos rapports sociaux, même avec les personnes qui semblent en pleine santé mentale. Appivoisons-nous tel que nous sommes, cessons de juger notre voisin et chacun s'en portera mieux.

Envoyé par HAUUY HP, DN, psy
09-02-2011 05:49:00

« Je ne comprends pas, non je ne comprends pas…..pourquoi? Pourquoi? » - Je me souviens de cette mère venue me consulter suite au suicide de son fils. Il est difficile d’accepter le départ d’un ado qui était la fierté de ses parents; il venait de réussir ses examens et un beau profil de carrière d’ingénieur s’annonçait

Résultat de ma petite « enquête »

- En de ses études , Il prenait la nuit pour le jour et se promenait sur internet jusqu’à une heure très avancée de la nuit

- Il négligeait de bien s’alimenter vivait de sandwich -coka et autres boissons excitantes

- sa petite amie venait de le quitter.

Conclusion : Terrain affaibli par mauvaise alimentation, manque de repos, d’oxygénation en plein air et abus d’excitants. Le substratum ainsi constitué ne pouvait qu’engendrer la dépression auquel est venu s’ajouter le choc affectif déclencheur (?)


Sans négliger l’esprit, nous avons surtout le corps et tangiblement que le corps!

Le tout est grand que la somme des parties affirmait Blais Pascal; l’hygiène des profondeurs qui peut se définir sur la base de ses trois composantes en inter-action : « hygiène alimentaire»  , « hygiène physique » et « hygiène nerveuse» , permet à nos cellules de vivre et d’échanger des informations avec le Tout

Non, le suicide n’est pas une option, je suis entièrement d’accord avec vous Dr Blais

Envoyé par manu
09-02-2011 01:42:00

Je trouve que la dépression, ou le suicide, ont le banalise souvent, on le juge, ou trouve lâche.
Or non ce n'est pas lâche au contraire, il faut énormément de courage, et bien , que simplement critiquer une personne.
En revanche dire que le personnel de santé évolue, moi je trouve pas du tout. Il faut être un patient stéréotypé et se laisser manipuler pour s'infantiliser.
En HP c'est comme à l'usine, si, il y en a un qui lâche prise, basta, on en prend un autre et c'est tout.
C'est toujours le patient qui doit se remettre en question. Le pro lui, c'est le meilleur tout ce qu'il fait c'est bien et s'il échoue c'est surement pas de sa faute !! (ben voyons)

C'est bien de faire une semaine pour telle ou telle chose, ou une journée, mais ça change quoi ?
La vie est surement pas un cadeau comme certains le disent, mais un fardeau, et la société n'aide en rien.
Bon courage à tous, et bonne continuation aux autres.

Envoyé par Pierre Bilodeau
08-02-2011 12:18:00

Ce que je comprends de ce que vous dites, c'est qu'il faut aider les personnes qui veulent se suicider, les aider non pas en les tuant mais les aider en les dissuadant de se suicider. Pourtant, il existe tout un mouvement de pensée qui voudrait aider les gens à se suicider, ce qu'on appelle le suicide assisté, et qui consiste en fait à s'arroger le droit de supprimer la vie d'une autre personne. Je pense qu'il faut être cohérent. Si une personne demande de mettre fin à ses jours, il faut la dissuader et faire tout ce qu'on peut pour elle (sauf bien entendu profiter de sa faiblesse et la tuer). Notre affaire n'est pas d'achever l'autre mais de l'aider à supporter l'épreuve, à trouver un sens dans l'épreuve et ainsi à la surmonter.

Pierre Bilodeau

Envoyé par Gilles Clément Fortin
08-02-2011 11:04:00

Dr Blais je m'intéresse depuis toujours sur la santé mentale, permettez-moi de vous faire part de mes recheches sur le suicide.

LE SUICIDE, DES MOYENS EXISTENT POUR Y REMÉDIER
La philosophie présente des moyens contre le suicide, c'est ce qu'affirment les grands philosophes.
D'abord, il faut agir PRÉVENTIVEMENT; cela commence dès la conception. A ce moment l'enfant est comme une éponge et son système nerveux est en formation tout autant que son corps physique. Donc, ce que vit la mère est déterminant, il y aurait long à dire sur ce sujet pour démontrer l'impact sur la vie entière. Ensuite, dans une proportion moindre toute la petite enfance est également importante dans le sens de ce que vit l'enfant émotivement et mentalement. Son système nerveux finit de consolider ses bases ou de les fragiliser.
Ensuite l'éducation est très importante. L'exemple des parents fait partie de l'éducation puisque l'enfant en étant jeune établit ses bases de comportement en copiant ses parents. Par ailleurs, les parents doivent voir ce que consomme leur enfant, c'est-à-dire de quoi il se nourrit intérieurement. Ensuite, ce que l'enfant reçoit comme critères philosophiques et psychologiques lui permettront de faire face à l'adversité ou d'être terrassé. Chaque enfant devrait apprendre le sens de la vie, que le but de la vie n'est nul autre que celui du perfectionnement de notre être. Ce sont les points les importants en ce qui concerne la prévention.

POUR REMÉDIER
Le suicide est un état qui dépend essentiellement du psychisme, par conséquent les moyens doivent être de même nature. Les corps médicaux et scientifiques ne parlent pas des moyens spirituels, pourtant ce sont les meilleurs. Depuis des siècles, la prière par exemple a démontré son efficacité contre les problèmes du système nerveux. Comme la prière n'est pas scientifique ni NiNjagames, les professionnels ne disent rien à son sujet. La spiritualité suit le cheminement de l'humanité depuis de millénaires, elle est ancrée dans son inconscient, par conséquent elle est près de chaque individu et elle peut aider; soyons-en sûrs ! Il faut y revenir et arrêter de ne compter que sur la science et les médicaments. Des études ont été réalisées mais n'ont jamais été diffusées.
Une personne compatissante et aimante est d'un grand secours pour une personne en détresse. Lorsque celle-ci a des liens affectifs étroits avec le sujet, c'est encore mieux. Elle est en mesure de mettre un baume de guérison sur l'état psychique de la personne.
Les personnes qui aident un dépressif ou une personne désespérée doivent voir à ce que le sujet change d'ambiance et de comportement. Celui-ci vit avant son geste fatal dans un cercle vicieux infernal dont il ne peut sortir. Seule une aide extérieure peut remédier à cela.
Il y a ieurs siècles, lorsque les médicaments n'existaient pas, il y avait une méthode particulière, celle ce donner à manger aux dépressifs de la viande de porc. Malgré son étonnante perspective, cette méthode fonctionnait. C'est un médecin bulgare qui a contribué à la réactualiser.
Gilles Clément Fortin
Note: cet article est très court, mais il ouvre d'autres voies

Envoyé par jocelyne
08-02-2011 11:00:00

Il semble facile de rationaliser ce qui peut pousser au suicide mais il n'y a rien de rationnel dans ce non-choix pour désespéré en mal de paix intérieure. Et ceux qui souffrent à ce point de non-retour ignorent que la Vie est une option. Ils ne croient en rien, ils ne sont que douleur et souffrance. Quand la chimie du cerveau s'emmêle, et que la vie semble se foutre cruellement de notre gueule, on ne cherche ni à mourir, ni à vivre. On cherche...on se cherche, à travers les brumes de la tristesse, dans le regard sans jugement d'un autre, dans une présence espérée sans rime ni raison. On ne sait rien, on a tout désappris, le rire, les pleurs, les questionnements et les réponses toutes faites de lieux communs qui ne servent qu'à cautionner le vide de l'âme. Mais une fois le fond atteint, coup de grâce, magie de cette drôle de vie qui bat toujours en nous, il arrive que l'on remonte de cette descente en enfer. Et on s'aperçoit qu'on n'a pas tout dit, pas tout fait, peu appris...pas assez aimé, pas appris, surtout, à s'aimer tel qu'on est. Et on se choisit, on se prend par la main pour apprivoiser la souffrance en nous et renouer avec le rire. Pas tout seul, non, pas sans aide...mais il faut d'abord réapprendre à entendre malgré le tumulte qui rage dans notre tête. Alors soyons vigilents et présents quand les autres n'expriment que colère, tristesse et mutisme...Notre présence et notre écoute peuvent vraiment faire la différence.

Envoyé par Mia
08-02-2011 07:20:00

Aujourd'hui,j'ai bercé ma fille de 27 ans.Elle est très souffrante et elle ne voit pas d'issue à sa souffrance.Nous manquons de service en psycho et en psychiatrie aussi.Nous avons essayé beaucoup d'aide,de médecins,etc. Je pense que la meilleure chose qui reste c'est l'AMOUR et l'encouragement.

Envoyé par H.Proulx
08-02-2011 04:18:00

Dans le cas d'une personne qui envisage le suicide, il est permis de croire que cette personne choisirait une autre option que celle-là, si elle en avait trouvé une après avoir cherché - quelquefois pendant très longtemps -une autre solution à sa souffrance. Ce n'est pas par caprice qu'une personne en arrive là. C'est qu'elle considère qu'il n'y a rien d'autre de possible pour elle.

Aussi, comment, dans ces conditions, la persuader "que le suicide n'est pas une option"? Il ne suffit pas de lui dire pour l'en persuader. Il faut lui en proposer une autre - il faut qu'il y en ait une de possible -.

Ce slogan ne veut rien dire, à mon avis, pour une personne suicidaire.

Envoyé par G.
08-02-2011 04:14:00

J'ai raté ma tentative de suicide en 2003. Et je peux vous témoigner qu'il ne faut pas être lâche, mais au contraire très courageux (et très souffrant) pour avaler ieurs centaines de comprimés, pour se passer une corde autour du cou, pour s'ouvrir les veines... en fait, pour tenter de s'enlever la vie peu importe le moyen.

Du courage, ça en prend encore , pour se relever d'une tentative et pour reprendre goût à la vie tout doucement...

Mes meilleures pensées à ceux qui sont dans une période dure actuellement.

Envoyé par Geneviève
08-02-2011 04:04:00

En effet, le suicide ne devrait pas être considéré comme une option...Parfois,la souffrance devient tellement grande que c'est la seule issue qu'on voit. Toutefois, le défi ultime de la vie n'est-il pas d'accueillir cette souffrance, de la bercer, de la pleurer s'il le faut....Pour finalement en émerger fort...Vivre demande finalement beaucoup de courage et d'humilité...Le courage de se regarder en face et de départager ce qui nous appartient de ce qui ne nous appartient pas ainsi que l'humilité d'avouer son mal de vivre et de se se tourner vers les gens qui peuvent nous aider...

Envoyé par joanne
08-02-2011 01:49:00

j ai une amie dont la fille s est suicider la semaine derniere a l age de 23 ans,et je peu dire que ces pas facile pour la famille,comment peu t on avoir mal de vivre au point de s enlever la vie,quelle détresse humaine, continuon a appuyer les organisme qui parle de suicide mais je me demande si en trop parler ne donne pas l idée a ceux qui sont trop vulnerable bon repos marie pier ,on prie fort pour toi

Envoyé par Françoise
08-02-2011 01:29:00

J'ai aussi longtemps pensé qu'il fallait être lâche pour se suicider et abandonner les gens à leur deuil, à la tristesse de n'avoir rien vu venir, à leur culpabilité... jusqu'à ce que l'idée du suicide me hante pendant 1 an. C'est vrai que ce qu'on veut, ce n'est pas mourir, mais arrêter de souffrir; cette souffrance nous semble bien grande que celle qu'on va laisser derrière nous.
J'ai envoyé des signaux, mais mon conjoint ne m'a jamais cru, il pensait que c'était de la frime... Mais bon, je suis restée, finalement, par manque de courage (il faut donc être lâche, parfois, pour ne pas se suicider!), mais aussi parce que je ne voulais pas que mes enfants (ils sont tous les deux dans la vingtaine) gardent cette image de moi. Je veux qu'ils soient fiers de moi, toujours, et le suicide ne m'apparaît pas comme l'outil idéal...
Ceux qui restent, semblent-ils, sont marqués pour la vie; mon médecin m'a dit : leurs peines ne sont jamais des peines, leurs joies ne sont jamais des joies... C'est un lourd fardeau à transporter au-delà de la mort, je trouve, bien lourd que toutes les souffrances qu'on peut porter en restant vivant...

Envoyé par Joanne
07-02-2011 11:10:00

La vie est pleine d'embûches, d'injustice et de souffrance. Le but s'est de s'en sortir le mieux possible avec le "sac à dos" qui nous a été donner à la naissance et pendant les jeûnes années de notre vie, qui est lui-même d'une grande injustice étant réparti très inégalement dans la population......Parfois, avec un très petit sac à dos et trop de malchance on peut bien en arriver à se demander qu'est-ce que la vie peut bien nous apporter de bon! C'est à ce moment là que la société doit se montrer empathique et efficace. Bravo à tous ceux qui vienne en aide aux gens dans le besoin!

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