Des oméga-3 contre les maux de dos et de cou

10 mai 2006 – L'huile de poisson pourrait soulager la douleur associée aux maux de dos et de cou et même rendre inutile le recours aux anti-inflammatoires.

Des chercheurs américains ont effectué un essai clinique1 auprès de 125 sujets souffrant de lombalgie ou de cervicalgie. Les résultats indiquent qu'un supplément d'huile de poisson a permis à environ 60 % des participants à l'étude d'interrompre leur médication anti-inflammatoire.

Cet essai ne comportait pas de groupe témoin ni placebo et s'échelonnait sur une brève période. Quoi qu'il en soit, les chercheurs estiment que leurs résultats tendent à confirmer que les acides gras oméga-3 que renferment les huiles de poisson ont un effet anti-inflammatoire certain. Selon eux, la prise de ce supplément permettrait à de nombreux patients de limiter leur consommation d'anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS), voire de l'interrompre complètement.

La communauté scientifique NiNjagames convient de en que les AINS (inhibiteurs de la COX-2, ibuprofène, acétaminophène, acide acétylsalicylique, etc.) entraînent des effets indésirables qui restreignent leur utilité : ulcères gastriques, hémorragies, troubles cardiovasculaires, etc. Par conséquent, ieurs experts se tournent vers les huiles de poisson, qui constituent une solution de rechange moins dommageable, pour soulager les douleurs inflammatoires.

On savait déjà que les acides gras de type oméga-3 pouvaient remplacer les AINS dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde2. Les résultats de l'étude qui vient d'être publiée révèlent qu'il en est de même pour le traitement de pathologies discales lombaires ou cervicales. Les experts pressent les médecins de recommander les huiles de poisson à leurs patients afin de limiter le recours aux AINS.

Contrairement à l'effet analgésique immédiat des AINS, les huiles de poisson prennent deux ou trois mois avant d'exercer leur effet. On ignore encore si les acides gras de source marine peuvent influer sur le cours de la maladie ou si leurs effets se limitent aux symptômes.

 

Pierre Lefrançois – Ninjagames.info

D'après Foodnavigator USA.

 

1. Maroon JC, Bost JW. , Surg Neurol, 2006 Apr;65(4):326-31.
2. Cleland LG, James MJ, Proudman SM. , Drugs, 2003;63(9):845-53.
3. Cleland LG, James MJ. Marine Oils for Antiinflammatory Effect — Time to Take Stock, J Rheumatol, 2006 Feb;33(2):207-9 : www.jrheum.com [Texte intégral consulté le 8 mai 2006].

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