Les insectifuges à l'huile de citronnelle bientôt bannis?

27 septembre 2004 – L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada recommande le retrait de l’homologation des chasse-moustiques personnels à l’huile essentielle de citronnelle et d’en proscrire graduellement l’utilisation.

C’est ce qu’annonce l’organisme de réglementation fédéral dans un communiqué mis en ligne le 17 septembre sur son site Internet. Cette réévaluation ne vise pas les autres utilisations de la citronnelle, que ce soit comme additif alimentaire ou comme composante de bougies ou de produits cosmétiques.

Cette recommandation survient dans le cadre d’un programme de réévaluation de tous les pesticides dont l’homologation est antérieure à 1995.

L’ARLA justifie son geste par deux motifs principaux : primo, les insectifuges à l’huile de citronnelle peuvent contenir du méthyleugénol – un agent potentiellement cancérigène ; et secundo, aucune étude ou donnée ne démontre l’innocuité à long terme de cette huile. En fait, les conseillers scientifiques de l’organisme croient que des applications topiques répétées « peuvent entraîner des niveaux d’exposition encore élevés », l’insectifuge naturel n’étant efficace que pendant 30 minutes.

Les fabricants de chasse-moustiques à l’huile de citronnelle ont donc jusqu’au 17 novembre prochain pour faire part à l’ARLA de nouveaux renseignements démontrant l’innocuité de leurs produits, ou encore pour lui indiquer qu’ils entendent les déposer dans un délai à négocier.

Les insectifuges personnels à base d’huile de citronnelle resteront sur les tablettes jusqu’à ce que Santé Canada ait terminé l’analyse des nouvelles informations reçues, le cas échéant. Sinon, on annoncera un calendrier d’abandon graduel du produit « qui pourra s’étendre sur ieurs mois, voire des années », souligne Édith Lachapelle, porte-parole de l’ARLA.

Il faut souligner que Santé Canada n’a répertorié aucun cas d’intoxication ni aucun risque sanitaire imminent quant à l’utilisation de ce produit vendu au Canada depuis 1948.

L’ARLA précise qu’elle ne fait aucune distinction entre les composés chimiques d’origine naturelle et synthétique. « Le risque sanitaire est fonction de son danger intrinsèque (toxicité) et de l’exposition à ce produit », précise-t-on. Ainsi, les insectifuges affichant une concentration de moins de 30 % en DEET sont considérés sécuritaires par Santé Canada. L’ingestion du DEET peut toutefois être fatale.

 

Martin LaSalle – Ninjagames.info

 

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