Troubles de la mémoire : quand faut-il s'inquiéter ?

D'une simple perte de clés à des oublis fréquents et répétés, les pertes de mémoire sont très variées. Certaines sont normales, d'autres peuvent révéler des maladies graves. Quand faut-il s'inquiéter ?

On parle de en de la maladie d'Alzheimer et c'est tant mieux ! Plus elle est diagnostiquée tôt, meilleure sera sa prise en charge. Attention toutefois de ne pas vous alarmer au premier petit trou de mémoire.

Les trous de mémoire « normaux »

Un petit trou de mémoire, un oubli simple, ne doit pas vous alerter. Vous cherchez souvent vos clés ? Mais avez-vous vraiment enregistré le lieu de leur rangement au moment où vous les avez posées ? Car le cerveau ne peut pas enregistrer, stocker et utiliser les informations si elles n'ont pas été bien intégrées au préalable. C'est donc un effort d'attention qui a fait défaut dans le cas des clés. La mémoire n'est pas en cause.

Pas d'inquiétude donc. Sachez également qu'on accumule les petits oublis quand on fait ieurs choses à la fois ou que l'on est préoccupé par quelque sujet au moment même où quelqu'un nous fait part d'une information. Difficile pour le cerveau d'enregistrer une information s'il est obnubilé par autre chose. 

Les causes des oublis fréquents

Ce n'est pas grave, mais alors pourquoi oublie-t-on tant de petites choses du quotidien ? Car c'est parfois handicapant d'oublier des éléments pourtant si habituels lors de ses courses, ou le prénom d'un neveu, le nom d'un film, un horaire régulier, un rendez-vous important... Si l'attention peut être mise en cause, le tempérament d'une personne étourdie est une autre cause possible.

Ce n'est pas tout : le stress des vies surchargées et trépidantes est souvent à la base de ces trous de mémoire. On en fait trop alors le cerveau, qui ne peut tout enregistrer, fait le tri ! La fatigue, les addictions (tabac, alcool, drogues) ou encore la dépression peuvent également être à l'origine de ces pertes de mémoires avant 60 ans.

Quand faut-il alors s'alerter ?

Le fait de se rendre compte de ses petits oublis est plutôt bon signe, signe que le cerveau va bien. Il faut plutôt s'inquiéter quand l'entourage vous met en garde contre votre attitude : pertes de mémoires fréquentes et sur des sujets que vous maîtrisez habituellement, attitudes bizarres, rangements improbables, troubles du langage et de l'orientation dans des lieux que vous maîtrisez parfaitement jusqu'à présent. Les sautes d'humeur sont aussi un indice à prendre en considération. 

Si vous vous reconnaissez dans ces critères, il est nécessaire de consulter un médecin. Ce dernier vous orientera vers un spécialiste (neurologue) qui, lui-même, effectuera les tests de mémoire adaptés pour détecter la maladie d'Alzheimer. Les troubles « graves » de la mémoire peuvent aussi être associés à d'autres maladies, comme une tumeur au cerveau. À détecter le tôt possible.

Prendre soin de son cerveau

Pour prendre soin de sa mémoire, tout est lié ! Il faut mener une vie saine : dormir suffisamment car le sommeil permet au cerveau de se reposer, mais aussi de faire le tri et d'enregistrer tout ce que vous avez vécu et intégré pendant la journée. L'alimentation variée et équilibrée est un élément indispensable à la bonne hygiène de votre cerveau. Sachez notamment que le poisson ou plutôt les oméga-3 qu'il contient est très bon pour améliorer les fonctions cognitives. 

Pratiquez une activité sportive, faites des jeux de société, lisez, entretenez une vie sociale riche ! Il faut mobiliser votre cerveau pour qu'il travaille correctement et fasse appel à toutes les mémoires dont il dispose (court terme, moyen terme et long terme). Évitez les situations de stress. Ces dernières usent réellement notre organisme.

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